Après l'été


Un peu de poésie accompagne ces images.

J'ai choisi un poème de Pablo Neruda extrait du livre "La centaine d'amour".





Le chemin qu'a mouillé l'averse du mois d'août
resplendit comme une coupure en pleine lune,
comme une entaille en pleine clarté de la pomme,
ouverte au beau milieu dans le fruit de l'automne.










Brume, espace ou ciel, vague réseau du jour
croisant en songes froids, en rumeurs, en poissons,
le brouillard insulaire assiège le pays,
sur l'éclat du Chili palpite l'océan.








Tout se concentre ainsi que le métal, la feuille
se cache avec l'hiver dissimulant sa souche.
Aveugles nous voilà, sans cesse et rien de plus.







Rien de plus que sujets de la couche secrète
du mouvement, adieu, du chemin, du voyage :
adieu, laissons tomber les pleurs de la nature.











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