Au pays de la fourche...


A Sauve, je m'y sens bien. 
C'est un village où j'aime m'arrêter, en toutes saisons.
Il m'est arrivée de faire des rencontres artistiques, surprenantes, très agréables... 
comme un petit concert de flûtes à l'étage d'une maison de village. 
Une maison enchanteresse, au décor raffiné, ancien, 
dont on ne soupçonnait pas l'existence de sa façade extérieure.
Parfois, l'hiver, due à son orientation, il fait très froid. 
A Sauve, on fabrique aussi des fourches avec un bois qui s'appelle le Micocoulier. 
Le Vidourle le borde, deux ponts le traversent !


Ses petites ruelles donnent le ton... nous sommes dans un village médiéval ! 
Les murs des maisons ne sont pas droits, vieux volets et portes anciennes.. ce village a une âme très forte.
A cette époque de l'année, les boutiques sont fermées, seuls quelques cafés restent ouverts...
La place vers l'Eglise est en travaux, des petits pavés vont la rendre charmante.




Très prisée par les artistes, Sauve a toujours été un lieu de rencontre culturelle 
de musiciens, peintres, écrivains, poètes, etc... 
Des artisans d'art s'y sont installés et attirent un public de connaisseurs. 
Aujourd'hui une quinzaine d'ateliers et galeries en font un centre artistique et artisanal de la région.















« Le voyageur le moins attentif qui traverse le territoire de cette petite cité ne peut manquer 
de ressentir une impression d'étrangeté, une sorte d'appel du mystère. » 

André CHAMSON, écrivain et académicien.


« Passer par SAUVE, c'est «être happé par l'appel du mystère 
d'un village bâti sur les gouffres du Vidourle, 
planté au milieu des rochers, et comme entouré d'invisibles présences. » 

Roger KATAN, architecte.





En haut du village, on accède par des sentiers à la Mer des Rochers.
En voici le commencement...
 Je n'irai pas plus loin, n'ayant pas prévu les baskets 
mais je reviendrai bien équipée !

Un peu d'histoire : La Mer des Rochers

Sur le plateau du Coutach se dresse un dernier causse. 

Un site naturel remarquable. Les phénomènes géologiques ont sculpté ce relief lui donnant un aspect de paysage lunaire dans un lacis de sentiers. 

Des rochers fantastiques se dressent au milieu de la végétation. 

La science explique ce phénomène ainsi; sous l'effet de l'acide carbonique (pluie et vent) les roches de carbonate de chaux et magnésie se décalcifient peu à peu et c'est la magnésie qui, plus résistante, forme ces arêtes. 

Ces dolines sont remplies d'une terre argileuse, riche humus (terra rossa) ce qui la rend propice à la culture. Au cœur de la Mer des Rochers se trouve le château de Roquevaire entouré de parcelles encore délimitées par des murets de pierres sèches et de quelques chemins autrefois muletiers et soigneusement empierrés de cailloutis. 

Ce site aujourd'hui abandonné a été cultivé jusqu'au milieu du XXème siècle et on y trouve encore la trace de nombreux vergers (cerisiers, pêchers, oliviers, vignes, mûriers et micocouliers qui étaient à la base de l'économie locale).

Les villageois y avaient leur mazet et des installations ( citernes, etc...) pour recueillir l'eau de pluie trouvant ici des conditions les plus favorables pour leur culture. La chaleur accumulée dans les rochers durant le jour, était restituée pendant la nuit, de plus ces rochers étaient un abri naturel contre les vents.


Le mois prochain, je vous conterai  ma randonnée au milieu de tous ces rochers...
 un lieu énergétique très fort !
7 commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Non loin de Terre Neuve

Les 7 Capitelles à Saussines